Intro

Intro
J' m'en fous d'avance qu'on dise Diam's t'es trop perso
C'est pour tous les enfants d'art et de pur berceau
J'te parle à toi qui me comprends
Malgré mes fautes de langue
A toi toujours Open quand y'a trop de demande
Vas-y crie le si t'a la haine
Dis-le si c'est la merde en bas de chez toi
Mais de toutes façons ce sera la même
J' te parle à toi qui toujours pas trouvé de but
Qui cherche la fin sans même avoir comprit le début

{Refrain:}
Il faut briser la glace
Il ne faut pas s' voiler la face
Défends ton nom et ta place
Fonce, fonce.
Il faut briser la glace
Il ne faut pas s' voiler la face
Défends ton nom et ta place
Fonce
Mais surtout reste sûre de toi

J' vis la violence que j' vienne d'Afrique ou de Chypre
J' risque une balayette pour un sac Gucci
J' suis qu'une victime moi qui voulais la paix
J' prends plus le RER sûre de sortir entière
Mais j' suis pas seule
A la télé j'entends mes soeurs qui parlent de leur mal-être
Et de leur peine pendant des heures
Où est le bien vu
Qu'on m'arrache mon portable avec le sourire
Et que lorsqu'on m'agresse
J' suis incapable de courir
J' vis dans la crainte
Que dans mon verre il y ait de la drogue
J'évite les rues la nuit car le viol est à la mode
Sinik m'a dit tu sais ici c'est la merde
Pour t'en sortir il faut une patate d'enfer
Ou un grand frère
J' vis dans la crainte
Ma bombe lacrymaux dans la poche
J' suis parano
Car y'a trop de haine quand on m'approche
Y'a trop de mecs fonc-dés au crack dès le matin
Il veut sa dose
Donc j'suis victime de l'arrachage de sac à main

{au Refrain}

J' veux pas t' faire de la peine mais plus t'ouvrir les yeux
J' sais pas si j' vois la trentaine comme un rêve ou comme un voeux
Quand moi j' rêve d'amour, de famille et d'accouchement
Certaines trouvent le courage de porter plainte pour attouchement
Dur à croire comme quand j'ai vu ma soeur en sueur
Un inconnu, un couteau, une fellation dans l'ascenseur
Ca pue la vérité parce que mes yeux en sont témoins
J' suis là, juste là crois pas que je revienne de loin
J' tai bousculé j' t'ai dis "pardon"
Tu m'as dis:"vas niquer ta race"
-"Mais j' t'ai dis pardon!"
Tu m'as mis un poing dans la face
Alors maintenant quand on t'attaque ben t'es docile
Plus rien m'étonne vu que même un boulanger est pédophile
Trois petites garces sur M6 ont dit que les blanches couchaient facile
Hé cousine vas y avoue que tu tapines
C'était juste un puzzle de mots et de pensées
Que cette putain d'ambiance repose en paix

{au Refrain}

J' vis la violence j'ai encore peine à y croire
Ma concierge m'a dit:"t'es une pute car tu sors avec un noir"
J' vis la violence au jour le jour en attendant demain
D'ailleurs les keufs ils étaient où pour mon histoire de sac à mains?!
Tu me traites de "chienne", de "tinpe", de "salope"
Mais mec pourquoi tu t'énerves j' t'ai juste dis que j'ai pas de clope!
Elle voulait pas, mais tu l'as baisée pendant des heures
Hé tu rigoleras ou pas quand ils vont violer ta soeur?
Et des images j'en ai encore des tonnes
Regarde ta mère elle perd son job car elle veut pas sucer son boss
Bref sur ce j' crois que j' vais m'arrêter là
Mais j'oublie pas que pour un diam's on pourrait me couper le bras
J'oublie pas que pour un diam's on pourrait me couper le bras

Mon pote Kenedi m'as dit j'ai eu la chance de vivre dans un pav'
Mais pas assez loin du ghetto

{au Refrain, x2}

# Posted on Thursday, 31 August 2006 at 8:16 AM

La boulette

La boulette
Alors ouais, j'me la raconte, ouais, ouais, je déconne
Nan, nan, c'est pas l'école qui m'a dicté mes codes
On m'a dit qu't'aimais le rap, voilà de la boulette
Sortez les briquets, il fait trop dark dans nos têtes

Alors ouais, j'me la raconte, ouais, ouais, je déconne
Nan, nan, c'est pas l'école qui m'a dicté mes codes
On m'a dit qu't'aimais le rap, voilà de la boulette
Sortez les briquets, sortez les briquets

Y a comme un goût de haine quand je marche dans ma ville
Y a comme un goût de gêne quand je parle de ma vie
Y a comme un goût d'aigreur chez les jeunes de l'an deux-mille
Y a comme un goût d'erreur quand je vois le taux de suicide
Me demande pas ce qui les pousse à casser des vitrines
J'suis pas la mairie, j'suis qu'une artiste en dev'nir moi
J'suis qu'une boulette
Me demande pas si j'ai le bac
J'ai que le rap mais je l'embarque
Je l'embrase, je le mate
Car je l'embrasse

Y a comme un goût d'attentat
Comme un goût de Bertrand Cantat,
Comme un goût d'anthrax pendant l'entracte
Y a comme un goût de fouleck-fouleck chez les mômes
Comme un goût de boulette-boulette sur les ondes

{Refrain:}
Alors ouais, on déconne
Ouais, ouais, on étonne
Nan, nan, c'est pas l'école qui nous a dicté nos codes
Nan, nan, génération nan, nan {x2}

Y a comme un goût de viol quand je marche dans ma ville,
Y a comme un goût d'alcool dans les locaux de police,
Y a comme un goût de peur chez les meufs de l'an deux-mille,
Y a comme un goût de beuh dans l'oxygène qu'on respire,

Me demande pas ce qui les pousse à te casser les couilles
J'suis pas les secours, j'suis qu'une petite qui se débrouille moi
J'suis qu'une boulette
Me demande pas si j'aime la vie, moi j'aime la rime
Et j'emmerde Marine juste parce que ça fait zizir

Y a comme un goût de bad boy, comme un goût d'Al Capone
Comme un goût de hardcore (hardcore) dans les écoles
Y a comme un goût de fouleck-fouleck chez les mômes
Comme un goût de boulette-boulette sur les ondes

{au Refrain, x2}

Y a comme un goût d'église dans l'inceste et dans l'enfance
Y a comme un goût d'Afrique dans les caisses de la France
Y a comme un goût de démé-démago dans la bouche de Sarko
Comme un goût de mi-michto près des merco
Y a comme un goût de coupe-coupe dans les chambres des jeunes
Y a comme un goût de boum-boum dans le coeur de mes soeurs
Y a comme un goût de j'suis soulée de tout ce qui se déroule
Y a comme un goût de fouleck, de boulette qui saute dans la foule

{au Refrain, x4}

S D I A M D I D I A M
S D I A M D I D I A M
S D I A M D I D I A M
S D I A M D I D I A M
Ouais Grosse.

# Posted on Thursday, 31 August 2006 at 8:15 AM

ma france à moi

ma france à moi
Ma France à moi elle parle fort, elle vit à bout de rêves,
Elle vit en groupe, parle de bled et déteste les règles,
Elle sèche les cours, le plus souvent pour ne rien foutre,
Elle joue au foot sous le soleil souvent du Coca dans la gourde,
C'est le hip-hop qui la fait danser sur les pistes,
Parfois elle kiffe un peu d'rock, ouais, si la mélodie est triste,
Elle fume des clopes et un peu d'shit, mais jamais de drogues dures,
Héroïne, cocaïne et crack égal ordures,
Souvent en guerre contre les administrations,
Leur BEP mécanique ne permettront pas d'être patron,
Alors elle se démène et vend de la merde à des bourges,
Mais la merde sa ramène à la mère un peu de bouffe, ouais.
Parce que la famille c'est l'amour et que l'amour se fait rare
Elle se bat tant bien que mal pour les mettre à l'écart,
Elle a des valeurs, des principes et des codes,
Elle se couche à l'heure du coq, car elle passe toutes ses nuits au phone.
Elle parait faignante mais dans le fond, elle perd pas d' temps,
Certains la craignent car les médias s'acharnent à faire d'elle un cancre,
Et si ma France à moi se valorise c'est bien sûr pour mieux régner,
Elle s'intériorise et s'interdit se saigner. Non...

{Refrain: x2}
C'est pas ma France à moi cette France profonde
Celle qui nous fout la honte et aimerait que l'on plonge
Ma France à moi ne vit pas dans l' mensonge
Avec le coeur et la rage, à la lumière, pas dans l'ombre

Ma France à moi elle parle en SMS, travaille par MSN,
Se réconcilie en mail et se rencontre en MMS,
Elle se déplace en skate, en scoot ou en bolide,
Basile Boli est un mythe et Zinedine son synonyme.
Elle, y faut pas croire qu'on la déteste mais elle nous ment,
Car nos parents travaillent depuis 20 ans pour le même montant,
Elle nous a donné des ailes mais le ciel est V.I.P.,
Peu importe ce qu'ils disent elle sait gérer une entreprise.
Elle vit à l'heure Américaine, KFC, MTV Base
Foot Locker, Mac Do et 50 Cent.
Elle, c'est des p'tits mecs qui jouent au basket à pas d'heure,
Qui rêve d'être Tony Parker sur le parquet des Spurs,
Elle, c'est des p'tites femmes qui se débrouillent entre l'amour,
les cours et les embrouilles,
Qui écoutent du Raï, Rnb et du Zouk.
Ma France à moi se mélange, ouais, c'est un arc en ciel,
Elle te dérange, je le sais, car elle ne te veut pas pour modèle.

{au Refrain, x2}

Ma France à moi elle a des halls et des chambres où elle s'enferme,
Elle est drôle et Jamel Debbouze pourrait être son frère,
Elle repeint les mures et les trains parce qu'ils sont ternes
Elle se plait à foutre la merde car on la pousse à ne rien faire.
Elle a besoin de sport et de danse pour évacuer,
Elle va au bout de ses folies au risque de se tuer,
Mais ma France à moi elle vit, au moins elle l'ouvre, au moins elle rie,
Et refuse de se soumettre à cette France qui voudrait qu'on bouge.
Ma France à moi, c'est pas la leur, celle qui vote extrême,
Celle qui bannit les jeunes, anti-rap sur la FM,
Celle qui s' croit au Texas, celle qui à peur de nos bandes,
Celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante.
Celle qui regarde Julie Lescaut et regrette le temps des Choristes,
Qui laisse crever les pauvres, et met ses propres parents à l'hospice,
Non, ma France à moi c'est pas la leur qui fête le Beaujolais,
Et qui prétend s'être fait baiser par l'arrivée des immigrés,
Celle qui pue le racisme mais qui fait semblant d'être ouverte,
Cette France hypocrite qui est peut être sous ma fenêtre,
Celle qui pense qui pense que la police a toujours bien fait son travail,
Celle qui se gratte les couilles à table en regardant Laurent Gerra,
Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde...
Alors peut être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront...
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respectent.

# Posted on Thursday, 31 August 2006 at 8:14 AM

feuille blanche

feuille blanche
Feuille blanche, à l'heure qu'il est j'suis en instance de divorce
Une fois de plus, j'ai foutu en l'air un homme et son désir d'avoir des gosses
J' t'ai connu, j'avais le sourire et j' t'aimais grave
6 mois après, je ne te veux plus dans mes bras
J'ai beau te trouver des défauts, créer des conflits
Tu dis que j' suis skyso et que c'est sa qui nous détruit
C'est vrai, t'es un mec en or, et toutes les filles te veulent
J'suis désolée mon coeur, mais tu n'est rien devant ma feuille
J'ai beau me dire que j'ai passé l'age des passades
Qu'il faut que je me case, car une femme c'est stable, mais nan
Je fais semblant d'être belle, semblant de te plaire
Peut être que je recherche un père plutôt qu'un mec
J' en sais rien, mais ce que je sais, c'est que je vais tout foutre en l'air
Toi, ta belle bouche, et tout l'amour que tu me fais
Laisse-moi tranquille, s'il te plait par en silence
Tu n'est plus l'homme de ma vie, face a ma feuille blanche

{Refrain: x2}
J'ai juste envie de tout foutre en l'air
Peu importe l'amour qu'il y a sur terre
Au diable le bonheur des gens
Plus rien me tente, face a ma feuille blanche

J'ai toujours désiré l'amour, celui qui te rend fou
Même après les coups, j'ai tout donné pour qu'on me couve
J'ai vue en l'homme le seul remède a mon malheur
J'ai vue en toi un peu de bonheur, le baby boom de mon coeur
Alors j' t'ai fais la cour, et j'ai voulu que tu me garde
J'ai voulu que tu crames ma triste vie a coup de flammes
Tu sais, je t'admire, les autres ne te valent pas
Toi tu me parles pas de filles, toi tu ne parles que de moi
Et je m'en veux de nous détruire, mais je m'envole
Parce que j'ai ce besoin d'écrire et de leur dire que je suis folle
Mon amour, tu n'as pas ta place au milieu de mes mots
Tourne la page et tu verras comme tu es beau!
Va! déteste-moi, cherche une autre femme
Je ne mérite pas tes larmes, ni même la haine que tu m'épargnes
J'ai tout fait pour qu'on se plante, tout pour qu'on se mentent
Tout pour qu'enfin je puisse noircir ma feuille blanche

{au Refrain}

J'ai juste envie de tout foutre en l'air
Peu importe la haine qu'il y a sur terre
Au diable le malheur des gens
Plus rien me tente, face a ma feuille blanche
Toi tu as rongés mes ongles, tu as détruis mon ombre
T'es la clé de mes songes, tu as balayé mes décombres
Jamais un homme ne pourra nous séparer
T'es parfait, tu m'as épargner la douleur d'être née
C'est passionnel entre nous, j'ai le stylo sous la gorge
Passionnel, t'es ma goutte d'eau même si je déborde
T'as ma vie entre tes lignes, je le sais si tu me fuis
Je n'ai plus qu'a dire adieu a mon public et ma musique
Si tu me laisses, je suis plus rien
J'n'ai plus de raison d'être, je n'ai plus qu'a vendre mes biens et a retourner chez ma mère
Je n'ai plus qu'a trouver du taff, mais sans diplôme je serais que dalle!
Je n'aurai plus qu'a tourner la page et oublier qui était Diam's
Je n'aurai plus trop d'amis, j' aurais honte de ce que je suis
Une chose est sur, c'est que je ferai tout pour qu'on m'oublie
Puis je chercherai de l'amour
Et ce jour-la, je regretterai sûrement cette homme que j'aurai délaissé pour toi

{au Refrain}

J'ai juste envie de tout foutre en l'air
Peu importe la haine qu'il y a sur terre
Au diable le malheur des gens
Plus rien me tente, face a ma feuille blanche

# Posted on Thursday, 31 August 2006 at 8:14 AM

car tu portes mon non

car tu portes mon non
Comment te dire ce que j'ai sur le c.ur ?
À l'heure qu'il est je ne suis qu'une petite s.ur qui ne veut plus être baby sitter.
J'étais violente avant, j'avais dans le ventre de la ranc.ur à vendre, j'étais jamais dans les rangs.
J'étais féline et solitaire en cachette, solide et masculine de la tête aux baskets. Vu que la famille ne tenait qu'à un coup de fil, j'ai compris, j'ai pas tout dit, mais j'ai repris ma routine.
J'me suis demandé à quoi bon vivre, à quoi bon rester, j'ai chercher dans les livres un peu de paix, un peu de respect. J'ai attendu des heures près du téléphone, je croyais mon père mort mais on l'a vu sur le globe, alors, pas si facile d'être le fruit d'un fugitif,
Finirais-je par fuir moi aussi sans te donner la vie ?
Je le jure, mon enfant, tu verras le monde, et tu seras l'amour car tu porteras mon nom.

{Refrain:}
Ni le ciel, ni les étoiles ne m'éloignent de toi
Je te donnerai un père et une voix,
Je le jure, je serais là du berceau à la tombe,
Je serais le monde car tu porteras mon nom.

Adolescente, je ne me voyais pas être femme,
Les adultes étaient lâches face aux gosses de mon âge.
Toujours en quête de l'enfant parfait, les mères enquêtaient sur leurs mômes tandis que la mienne partait.
Trop souvent seule, j'ai fini par comprendre que l'argent était la fin et que sa fille était gourmande.
Alors ma mère, je l'ai aimé secrètement, maladroitement, je l'aime démesurément.
Tout cet amour qu'on a gâché, on le rattrape, mais je n'aurais jamais assez d'une vie pour lui rendre hommage.
Si je te parle de ma mère, c'est que je n'ai qu'elle, ta grand-mère est une reine,, et sa force je te lègue. Souviens toi qu'elle est ton sang, qu'elle est le pourquoi de ton cran, qu'elle était grande, et qu'il faudra qu'on lui ressemble.
Mon enfant, tu ne regretteras pas le monde, et tu connaîtras l'amour car tu porteras mon nom.

{au Refrain}

J'ai grandi, je le sais, je ne suis plus la même, mon c.ur si faible a retrouvé tous ses repères.
Je le jure, je te donnerais tout ce que j'ai reçu, mais sois sûr que je te dispenserai des blessures.
Je le jure, je t'épargnerai les peines, je serai toujours ton ciel dans la marelle.
Au fait, ton papa m'attend quelque part, des fois, je crois le voir, mais il ne te ressemble pas.
Je l'imagine père, je l'imagine mari, je l'imagine fier, je l'imagine fragile. Je nous visualise à trois dans le parc, toi sur la balançoire, puis tous les trois dans le sable.
Je m'imagine mère, je m'imagine bénie, je m'imagine fière d'avoir donné la vie.
On sera beaux, crois moi, on sera bien dans ce monde, avec le temps, on sera plein, et vous porterais mon nom.

{au Refrain}

# Posted on Thursday, 31 August 2006 at 8:13 AM